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Témoignage de Deborah : switch, elle est domina et soumise à la fois

Aimer osciller entre le rôle de soumis et celui de dominant, cela porte un nom en langage BDSM : le switch. Si Deborah est une soumise aguerrie, elle a fait, plus récemment, ses premiers pas en tant que domina, avec une femme. Elle nous raconte son parcours dans le milieu BDSM.

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Dans le milieu BDSM, j’ai un profil pas forcément hyper répandu. Je suis ce qu’on appelle une switch, c’est-à-dire que j’aime occuper à la fois des rôles de soumission et de domination. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Je suis entrée dans le milieu BDSM par la porte de la soumission et ce n’est que plus tard que j’ai exploré la domination un peu par hasard.

Même la soumission, j’ai commencé à l’explorer, dans mon parcours sexuel, sans vraiment savoir que j’avais une sexualité BDSM. Je me souviens qu’à 18 ans, avec un de mes premiers partenaires, j’aimais bien qu’il m’attache, qu’il me donne des ordres, qu’il m’utilise, ou encore qu’il me mette des fessées. J’adorais aussi faire des jeux de rôle avec lui pendant lesquels j’étais une écolière et lui, le maître.

Puis, je me suis renseignée sur la sexualité, et plus particulièrement le BDSM, en lisant des articles sur le sujet. Et je me suis rendue compte que ce que j’aimais, c’était être soumise. J’avais en fait toujours été attirée par le fait de céder le contrôle, sans mettre des mots dessus. A ce moment-là, j’avais même commencé à échanger avec des personnes expérimentées du milieu sur des forums et des groupes en ligne pour en apprendre davantage.

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J’ai eu ensuite pas mal de petits amis avec lesquels j’avais parfois des pratiques BDSM mais aucun n’était vraiment dominant initié. C’est vers l’âge de 24 ans que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon premier partenaire BDSM. Lui, était un peu plus âgé que moi, il avait 29 ans, il était dom et expérimenté. Dès qu’il compris que j’aimais la soumission, il a proposé de m’initier en douceur.

Avec lui, j’ai vraiment découvert à quel point j’aimais l’idée de me soumettre, de lâcher prise, et de m’abandonner à quelqu’un en qui j’avais une confiance totale. Chaque séance était une nouvelle aventure. On a exploré tellement de choses ensemble : des jeux de rôle, de l’impact, du bondage, ou de la privation sensorielle. C’est marrant parce que ce rôle de soumise me permet d’exprimer mes besoins, de poser mes limites et d’avoir confiance en moi. Et c’est tellement libérateur de pouvoir laisser quelqu’un d’autre diriger, dans un cadre sécurisé et consenti.

Quant à la domination, j’ai découvert mon potentiel dans ce rôle il y a seulement quelques mois alors que j’étais en soirée dans un club BDSM avec un partenaire. Ce soir-là, j’ai fait la connaissance de Cléa, une jeune femme magnétique et pleine d’assurance. On s’est tout de suite entendues et elle m’a dit qu’elle était soumise et qu’elle aimait tout autant pratiquer avec des hommes qu’avec des femmes. Pendant la soirée, elle était avec un partenaire de jeu qui l’avait dominé en lui donnant des fessées et des coups de martinet devant tout le monde. La scène m’avait grave excitée !

A la fin de la soirée, Cléa est venue me voir pour prendre mon contact. Je n’ai pas été surprise étant donné qu’on avait bien sympathisé. En revanche, j’ai été plus étonnée lorsqu’elle m’a demandé si je voulais bien la dominer à l’occasion. Au début, je n’ai pas trop considéré sa demande en lui disant que je n’avais jamais fait ça et que je ne savais pas si ça me plairait. Elle m’a alors proposé d’y réfléchir.

J’ai fini par sauter le pas, uniquement parce qu’elle m’attirait physiquement au départ et que j’avais envie de la revoir. Mais lors de notre première séance, j’étais super nerveuse. Cléa m’avait juste donné quelques indications sur ses envies et limites, tout en me laissant assez libre. J’ai commencé par lui donner des petits ordres : qu’elle s’agenouille, qu’elle garde les yeux baissés. Et j’ai aimé ça. J’ai ressenti une satisfaction inattendue et un plaisir sexuel en voyant à quel point elle répondait à mes directives avec dévotion. Peu à peu, je me suis sentie plus à l’aise, guidée par la confiance qu’elle m’accordait.

Je savais aussi qu’elle aimait les jeux d’impact alors j’ai commencé à lui mettre des fessées assez douces puis moins tendres. Allongée entièrement nue, sur le ventre, les cuisses écartées et les fesses relevées, je pouvais voir son entrejambe qui commençait à s’humidifier. Ça m’a rendue dingue ! Cette expérience a été un véritable déclic. Avec Cléa, j’ai découvert une facette de moi que je n’avais jamais explorée : une assurance, une autorité, mais aussi une créativité que je pouvais exprimer dans nos jeux. J’étais excitée par l’idée de la dominer et elle, de se soumettre à moi.

Depuis cette rencontre avec Cléa, j’ai pleinement embrassé mon identité de switch alors que je n’avais pas du tout prévu d’être domina un jour et que cette découverte viendrait d’une femme. Mais, j’aime cette flexibilité qui me permet d’explorer toutes les facettes de la dynamique BDSM et de faire plein de pratiques.

Il y a des jours où je ressens le besoin de m’abandonner complètement, de lâcher prise et de me plonger dans une soumission totale. Et d’autres où je prends plaisir à guider, à imposer mes règles et à voir mon partenaire se plier à mes désirs. J’ai besoin d’être  parfois soumise, parfois domina pour être épanouie dans mon identité sexuelle. Aujourd’hui, j’apprécie profondément les deux rôles, bien que j’ai une petite préférence pour la soumission.

Pour moi, il y a quelque chose de profondément apaisant dans l’idée de céder le contrôle, surtout dans un monde où nous sommes constamment obligés de tout gérer. Mais j’aime aussi la domination pour l’assurance qu’elle m’apporte. Elle me permet d’explorer ma créativité, d’être à l’écoute de l’autre d’une manière différente, et de découvrir des aspects de ma personnalité que je n’aurais jamais soupçonnés.

Avec les deux rôles, j’ai aussi appris énormément sur la communication et la confiance. Être soumise m’a appris à poser mes limites, à dire non quand c’est nécessaire, et à lâcher prise sans culpabilité. En tant que dominante, j’ai appris l’importance de l’écoute, du respect des limites de l’autre, et de l’art de construire une dynamique équilibrée. Il est même probable finalement que je communique plutôt bien avec les autres dans la vie de tous les jours parce que je suis switch BDSM !

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