A ne pas reproduire chez soi. Ou du moins de manière anodine. Fessées, martinet ou encore fouet, nous allons ici parler des jeux d’impact dans le BDSM. Âmes sensibles s’abstenir.
Sommaire >
Jeux d’impact : qu’est-ce que c’est ?
L’univers BDSM regorge de pratiques et de jeux en tous genres. Quatre lettres seulement, sous lesquelles on retrouve le bondage, la discipline, la domination, la soumission et le sado-masochisme, et pourtant, il offre tellement de possibilités.
L’ « impact play », ou jeu d’impact, en particulier. A la fois incontournable et impactante, elle est en effet une pratique fondamentale et assez commune du BDSM. Pourtant, elle est loin d’être soft et sans conséquences puisqu’elle consiste à se faire frapper (ou frapper), généralement avec des objets.
Cravaches, martinets, fouets, paddles, ou encore cannes sont des accessoires plébiscités pour cette pratique selon les goûts et les couleurs de ceux qui s’y adonnent : soumis.e et dominant.e. Mais bien évidemment, les fessées, gifles, claques et coups de poing entrent aussi dans les jeux d’impact.
Pourquoi aimer la douleur ?
Ce type de jeu mélange sado-masochisme et domination/soumission dont ses adeptes vont tirer de l’excitation et du plaisir sexuel. L’idée est ensuite d’explorer les différentes sensations des objets sur la peau, la douleur, ou encore l’endurance physique afin de connaître ses goûts et ses limites. Deux personnes n’ont en effet pas la même tolérance à la douleur.
D’un point de vue neurologique, il se passe aussi quelque chose d’intéressant. Ce sont en fait les mêmes zones du cerveau qui s’activent quand on ressent de la douleur et du plaisir. Lorsque l’on ressent de la douleur, notre système nerveux central libère des endorphines en vue de stopper la douleur et cette poussée d’endorphines va quant à elle amener à ressentir du plaisir. Certains adeptes des jeux d’impact parlent même d’un état de transe…
Dans les jeux d’impact, la dimension psychologique entre aussi en jeu dans le fait de prendre du plaisir. Une vraie relation (de pouvoir et de confiance) se noue entre un.e soumis.e et son ou sa « dom » avec une excitation sexuelle qui va augmenter au fur et à mesure des coups donnés / reçus et de leur intensité. Cette relation est loin d’être neutre et désincarnée mais est au contraire, puissante et engageante autant physiquement que psychologiquement.
Quelques pré-requis aux jeux d’impact
Si elles amènent à des états d’excitation, de plaisir et de transe, ces pratiques ne sont pour autant pas à prendre à la légère car elles ne sont pas anodines et sans conséquences. Au préalable, sécurité et consentement doivent impérativement être réunis. La communication avec la personne dominante est également essentielle pour que le moment de passage au jeu soit vécu en toute confiance et en complicité. Enfin, connaître ses limites est important sans quoi la séance pourrait se révéler traumatisante.
C’est pourquoi, les novices qui voudraient s’essayer à l’impact doivent y aller progressivement de manière à tester leurs sensations avec différents accessoires et éventuellement, trouver leur seuil de résistance à la douleur. Mais le mieux reste peut-être de commencer par des fessées avec la main ou avec une cravache. L’avantage des fesses est que cet endroit du corps est souvent charnu et présente un moindre risque d’ecchymoses.
Tout cela étant dit, le ou la soumis.e reste maître de la séance d’impact et peut, à tout moment, stopper cette dernière en disant un safeword défini préalablement. Et après, la séance n’est pas finie quand le jeu d’impact s’arrête. La pratique BDSM inclut aussi l’aftercare qui consiste à donner du temps, de l’attention et éventuellement à soigner son/sa partenaire à la suite d’une expérience sexuelle intense.
La coach sexuelle Celina Criss confirme que ces pratiques ne doivent pas être prises à la légère et résume bien les pré-requis essentiels : « Les joueurs BDSM de tous types doivent comprendre les risques inhérents au jeu dans lequel ils veulent s’engager : physiques, mentaux et émotionnels. Les joueurs expérimentés ont généralement étudié l’activité de leur choix, l’anatomie impliquée, les premiers soins en cas de problème et sont entraînés à communiquer tout au long du jeu ». Tout est dit : le care avant l’impact.





